L’Union européenne durcit son dispositif de contrôle de la sécurité aérienne. La Commission européenne a annoncé l’inscription de la compagnie Air Express Algeria sur sa liste des transporteurs interdits d’exploitation dans l’espace européen, estimant que l’opérateur ne répondait pas aux exigences requises en matière de sécurité des vols.
Cette décision entraîne une interdiction totale d’exploitation pour la compagnie algérienne au sein de l’Union européenne. Air Express Algeria ne pourra plus assurer de liaisons au départ ou à destination des États membres, tandis que ses appareils se voient également interdire le survol de l’espace aérien européen.
Bruxelles souligne que cette mesure résulte d’évaluations techniques ayant mis en évidence de sérieuses défaillances en matière de sécurité. La Commission rappelle que l’élaboration de la « liste de sécurité aérienne » repose sur des critères stricts et indépendants, destinés à garantir un niveau élevé de protection pour les passagers du transport aérien civil.
L’exécutif européen précise toutefois que l’inscription d’une compagnie sur cette liste ne reflète pas uniquement les performances de l’opérateur concerné. Elle peut également résulter de lacunes constatées dans les systèmes nationaux de contrôle et de supervision de l’aviation civile, lorsque les autorités compétentes ne sont pas jugées en mesure d’assurer un suivi conforme aux standards internationaux.
La mise à jour publiée par la Commission fait apparaître une légère réduction du nombre total de transporteurs concernés. La liste noire européenne compte désormais 165 compagnies aériennes, contre 169 lors de la précédente révision effectuée en février, signe d’une amélioration de la conformité pour certains opérateurs.
Malgré cette évolution, des compagnies issues de 21 pays demeurent soumises à des restrictions européennes. Des transporteurs basés notamment en Libye, en Iran, en Irak, au Soudan, en Afghanistan, en Angola, en Arménie, en République du Congo, en Tanzanie, au Venezuela et au Zimbabwe figurent toujours sur cette liste en raison de manquements aux exigences européennes en matière de sécurité aérienne.
La Commission européenne rappelle enfin que toutes les mesures ne prennent pas la forme d’une interdiction totale. Certaines compagnies, à l’image d’Iran Air ou d’Air Koryo, restent autorisées à desservir l’Union européenne, mais uniquement avec des appareils répondant aux normes de sécurité exigées par Bruxelles.
À travers cette actualisation régulière de sa liste de sécurité, l’Union européenne affirme vouloir renforcer la sécurité du transport aérien international tout en incitant les compagnies aériennes et les autorités nationales de l’aviation civile à améliorer leurs dispositifs de contrôle et leur conformité aux standards internationaux.


